L’art et la manière de déguster un vin

Vous ressentez le besoin d’en connaître davantage sur le vin ? Vous êtes au bon endroit. Dans cet article, on vous apprend les bases de la dégustation. L’objectif ? Comprendre un vin, le mémoriser, pouvoir en parler, et encore mieux, pouvoir l’associer à des mets.

1 – Préparez votre dégustation

Avant de vous servir un verre, il est important de s’assurer que votre dégustation se déroule dans les meilleures conditions, pour une dégustation réussie, mais surtout utile pour votre apprentissage. On entend par là un environnement de dégustation optimisé, mais aussi des conditions personnelles favorables. On vous explique :

  • Un environnement de dégustation optimisé : des verres propres, une pièce à température adaptée (17°C à 21°C), bien éclairée (de préférence à la lumière naturelle), et sans odeur (parfum à éviter).
  • Des conditions personnelles favorables : pas malade, pas de stress, pas préoccupé… Le but étant de se focaliser sur ce moment de rencontre avec le vin. Apprenez à vous concentrer et à oublier ce qui vous entoure, pour mieux le mémoriser.

Prêt ? Vous pouvez démarrer.

2 – Observez la robe du vin

Souvent oubliée, l’étape de la robe est tout aussi primordiale que celle du nez ou de la bouche. Elle permet de se faire une première idée du vin, de sa personnalité, de son âge ou même de sa provenance. Dans l’idéal, inclinez votre verre à 45° sur un fond blanc, et observez les points suivants :

La couleur de la robe > chaque cépage a une couleur qui lui est propre, qui nous oriente ainsi sur la provenance du vin. Voici quelques exemples :

Cépage Couleur de la robe
Pinot noir robe rubis peu intense mais brillante
Merlot robe rouge cerise très intense
Syrah robe rouge violacée profonde

Concernant les vins blancs et les vins rosés, la distinction est plus compliquée. Évoluant d’un jaune très pâle à un jaune cuivré pour les blancs, et d’un rose saumoné à un rose orangé pour les rosés, c’est principalement l’âge du vin que la robe, sa couleur et ses nuances vont vous permettre de déterminer.

Les nuances de la robe :

Les nuances
de la robe          
Evolution du vin
Rouge vif
reflets violacés /
Blanc reflets verts
Le vin est encore jeune, sa couleur se modifiera au fil du temps
Rouge cerise /
Blanc jaune paille /
Rosé saumoné
Le vin n’a pas encore atteint sa maturité mais peut être bu
Rouge reflets orangés /
Blanc jaune paille /
Rose orangé

Le vin est mature, il commence à évoluer, ne tardez pas à le consommer.
Rouge reflets marrons
délavés /
Blanc reflets ambrés
Le vin commence à se faire vieux, il est tant qu’assez temps de le boire !

La robe peut aussi vous donner de précieuses informations quant à la personnalité du vin :

  • La viscosité : c’est-à-dire la capacité du vin à accrocher au verre quand on le fait tournoyer (manifestée par les larmes ou les jambes), elle indique la concentration en alcool du vin et/ou son taux de sucre. Plus le vin est chargée en alcool ou en sucres, plus les larmes seront marquées.
  • La brillance : elle traduit généralement le degré d’acidité du vin, plus la robe d’un blanc est éclatante, plus son degré d’acidité sera élevé.

3 – Appréciez le nez

Avec cette seconde étape, on rentre dans les prémisses du plaisir, celui qui réveille vos sensations, vous projette dans la dégustation et stimule vos papilles. Mais attention, comme toutes les bonnes choses, pas de précipitation ! Il est important de décomposer cette étape pour l’apprécier au mieux.

Le premier nez :

Il s’agit des premières senteurs qui se dégagent sans que le vin n’ait subi une aération. Tentez de déterminer l’odeur dominante, notez-la, puis laissez votre cerveau la mettre de côté. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur les notes plus subtiles dans un second temps.

La libération des arômes :

En faisant tourner le vin à l’intérieur du verre afin de l’aérer et de laisser aux arômes le loisir de s’exprimer. Pour ce faire, il vous suffit de faire un petit cercle avec le pied de votre verre, à l’aide d’une table pour les débutants, ou en l’air pour les plus aguerris.

Le second nez :

Il s’agit des arômes libérés après avoir aérer le vin. Ceux-ci sont généralement plus marqués que ceux du premier nez. Humer doucement et à plusieurs reprises et commencez par évaluer l’intensité des senteurs offertes. S’agit-il d’un nez ouvert ? Bien ouvert ? Exubérant ? Ou au contraire timide, renfermé ? Puis focalisez-vous sur une senteur, et tentez d’abord de déterminer sa famille d’arômes (fruits, fleurs, végétaux, épices, grillé, boisé…). Une fois trouvée, gardez l’esprit ouvert et laissez-vous guider par votre instinct et vos souvenirs pour identifier l’arôme précis. Dès qu’une odeur est captée, notez-la, mettez-la de coté et cherchez en une autre. Vous dressez ainsi progressivement le profil aromatique du vin.

Vous n’avez pas réussi à identifier précisément les arômes ? Pas de panique, l’odorat est un sens qui nécessite de l’exercice. Achetez des fruits, des fleurs, allez vous promenez dans les bois le week-end etc… Seul(e), en famille ou entre amis ! Le cerveau a besoin d’associer des souvenirs à des expériences pour bien intégrer les informations. Petit à petit, vous trouverez de plus en plus d’odeurs.

4 – Savourez sa bouche

Nous voilà à l’étape tant attendue, celle où l’on apporte le vin à la bouche ! Là encore, pas de précipitation, une organisation est de rigueur pour une meilleur mémorisation.

Comment goûter le vin ?

On ne déguste pas le vin pour le mémoriser de la même façon que l’on boit un verre de vin en terrasse avec des amis. Pour bien cerner toute la personnalité du vin, il est important là aussi de l’aérer. Pour ce faire grumez-le, c’est-à-dire faites entrer un peu d’air dans votre bouche pendant que le vin y est, en faisant un « O » avec votre bouche et en inspirant doucement de l’air. Cela permet d’agiter le vin et de le réchauffer pour l’aider à s’exprimer.

Décomposez la dégustation en 3 temps :

L’attaque, le corps et la finale. A chaque temps, plusieurs caractéristiques sont à étudier.

Les points à étudier Les questions à se poser
L’attaque
(1ères secondes
où le vin
est en bouche)
La vivacité Est-elle plate (inexistante),
molle (pas assez marquée),
fondue (équilibrée),
vive (marquée)
ou très vive (très marquée) ?
La vivacité donne de la fraîcheur au vin
Le corps
(le vin est en bouche
depuis plusieurs
secondes
Les arômes Quelle famille d’arômes ?
Quel arôme en particulier ?
L’odeur est-elle dominante, fondue ou discrète ?
Les tannins La quantité de tanins :
léger – rond – charpenté – très charpenté
La qualité des tanins :
très âpres – fermes – corrects – souples – fins
Le gras Sec – rond- gras – très gras
L’alcool Plat- mou- fondu- chaleureux –
Généreux – alcooleux
Les saveurs
primaires
L’amertume : plate – équilibré – assez amère – très amère
Les sucres : équilibrés – très présents – trop présents
La finale
(le vin n’est plus en bouche)
Persistance
aromatique
Courte – moyenne – longue

C’est en évaluant ces différents éléments, l’équilibre entre eux et l’ampleur de la dégustation, que vous pourrez vous faire votre propre idée sur la qualité du vin et son rapport qualité/prix.

A la fin de la dégustation, prenez le temps de réorganiser vos notes pour mieux mémoriser le vin. Enfin, et c’est le but ultime, essayer également d’imaginer des plats auxquels il pourrait s’associer !

Voilà, vous maîtrisez désormais les bases de la dégustation ! Cela vous effraie ? Pas de panique, n’oubliez pas qu’il s’agit avant tout d’un travail de mémorisation. Et qui dit mémorisation dit répétition. Imposez-vous ce déroulé à chaque dégustation ; il deviendra très rapidement un automatisme !

Belle dégustation 🙂

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